Penta était initialement un spectacle « hors les murs », mais la chorégraphie a été reprise par Bastien Nozeran en 2016, avec l’objectif de faire « entrer » ce spectacle dans une salle de théâtre, tout en conservant l’emphase, la performance technique d’un évènementiel. Cette pièce est conçue en 5 tableaux, centrés sur les 4 éléments et la quintessence. La pièce est conçue comme un spectacle global, avec une grande symbiose entre la danse, la musique, les lumières, les projections…

  • DURÉE DE LA PIÈCE : 1h

  • DATE DE CRÉATION : 2016

  • Spectacle tout public

  • Pièce pour 5 danseurs

En 2009, Michel Nozeran (Initial Project) créé le spectacle événementiel en extérieur Penta. Il s’entoure du compositeur Philippe Bonnafous, du créateur visuel Daniel Ulldemolins et du chorégraphe Bastien Nozeran.

La mise en scène est composée de scènes surélevées, captations et vidéo-projections en direct sur les façades des bâtiments environnants. La partition est en cinq tableaux (4 éléments et la quintessence). La distribution est composée de 4 danseurs et 1 danseuse.

Une fois cet évènement réalisé, Philippe Bonnafous émet le souhait de faire évoluer ce projet en pièce chorégraphique.

En 2013, Bastien Nozeran créé la compagnie PurE et entame plusieurs propositions chorégraphiques.

En 2015, chaque intervenant (Michel Nozeran, Philippe Bonnafous, Daniel Ulldemolins, Bastien Nozeran) dispose de moyens plus importants et qualitatifs ; Terry Di Isernia régisseur lumières et François Durroux créateur lasers rejoignent le projet.

Bastien Nozeran, accompagné de Farid Ayelem Rahmouni (co-chorégraphe aérien) entament alors un travail de création approfondi autour des thèmes de Penta avec les danseurs Sandrine Chapuis, Moïra Ciuca, Anne-Laure Frossard, Alexandre Lacoste et Marc-Olivier Picard.

La pièce est ensuite inscrite au catalogue de production « Tête en l’air ».

Penta est programmée à Langon en mars 2016.

Mise en scène

Michel Nozeran

Composition

Phillippe Bonnafous

Chorégraphie

Bastien Nozeran

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Les 5 tableaux

Puissance

Vie

Rebond

Terre

Le tableau Terre ouvre l’histoire chorégraphique de ce spectacle. Comme la Terre mère donne la vitalité.

La gestuelle du danseur symbole de ce tableau est d’inspiration hip-hop / house / contemporaine. Sa rencontre avec une deuxième danseuse amène ensuite un duo balancé et dense.

La notion de tribu est mise en avant, l’énergie du groupe des 5 danseurs monte en puissance tout au long de ce tableau.

Puissance

Vie

Rebond

Densité

Fluidité

Rondeur

Eau

Les symboles de l’Eau sont multiples, mais la féminité, le bleu et la notion de reflet ont beaucoup inspirés le chorégraphe. C’est un élément auquel il fait souvent référence, utilisant la dualité qui en émane : à la fois une force et une quiétude.

Le spectateur est plongé dans une ambiance « tout bleu », deux danseuses ouvrent ce tableau en « coulant » sur la scène. Elles sont rejointes par un deuxième binôme: la chorégraphie est construite sur un double reflet, elle évoque la multiplication cellulaire, l’apparition de la vie.

La danseuse symbole a un solo fait de circulations fluides et spiralées. La qualité des changements d’appuis est une des clés du travail chorégraphique pour faire transparaître cette force tranquille.

Vif

Sec

Acéré

Feu

Le feu est un élément complexe qui a demandé beaucoup d’implication de la part des danseurs.

Ayant déjà travaillé sur la vélocité du feu, le chorégraphe s’est ici plus focalisé sur la puissance et l’amplification. Le feu a plusieurs facettes : il consume, il réchauffe, il détruit, il nourrit. Par rapport aux autres éléments, la gestuelle est plus difficile à symboliser.

En contraste avec le tableau précédent, le mouvement et les interactions sont exacerbés : il s’agissait de pousser les danseurs, afin qu’ils soient comme possédés par l’élément.

Vif

Sec

Acéré

Fluidité

Légèreté

Vol

Air

Après la possession par le feu, le tableau de l’air est dans une ambiance nocturne, entre chien et loup.

La danseuse symbole ouvre le tableau par un traversée en jouant avec un long voile, symbole de légèreté.

La liberté de l’air est ensuite traduite dans des mouvements en circulation et en élévation. Tel une nuée d’étourneaux, les corps décollent et intègrent les agrès dans leurs circulations. Ces passages aériens donnent une perspective nouvelle dans l’espace scénique.

Addition

Unité

Apothéose

Quintessence

La quintessence représente à la fois la sagesse et la plénitude physique. Les puissances des éléments se combinent et transcendent l’ensemble.

Chorégraphiquement parlant, cela donne une osmose, un équilibre entre les danseurs. Le chorégraphe a également recherché un équilibre scénique, en jouant avec la profondeur, la gravité (passages aériens), les volumes, les hauteurs. Les mouvements spiralés symbolisent l’infini, la régénération de l’énergie des danseurs.

Le tableau s’ouvre sur l’idée du big bang, avec l’affrontement de deux danseurs, deux puissances terre/feu. L’arrivée des danseuses amène un apaisement : ils se rejoignent dans des ensembles qui mêlent force et douceur. Un duo en aérien laisse la part belle à l’improvisation, afin de respecter la liberté des danseurs.

L’ensemble final repose sur une synergie non seulement entre les cinq danseurs, mais aussi avec les techniciens, qui s’adaptent en direct aux improvisations des danseurs. Chaque spectacle est ainsi unique. Cette cohésion finale est libératrice, le public est entraîné dans cette énergie de groupe, jusqu’à ce que les danseurs se rejoignent et se «soudent », leur unité entraînant alors un sentiment d’apaisement, de plénitude.

Addition

Unité

Apothéose